Chers frères et sœurs, l'amour, cela fait un peu « cucul la praline » ; ça ne fait pas toujours très sérieux de dire « Dieu t'aime » « aimons-nous les uns les autres ». L'amour est pourtant au cœur de l'Evangile. C'est même le cœur de l'Evangile. L'amour, voilà ce que Paul convoque pour s'opposer au totalitarisme. Ce qu'il écrit, c'est que nous pouvons avoir le sentiment de posséder la vie en totalité, parce que nous possédons toutes les langues, tous les savoirs. Mais, en fait, si nous n'avons pas d'amour, nous sommes vides, nous sonnons creux. Nous pouvons avoir le sentiment qu'en donnant tous nos biens, nous atteignons la plénitude, le sommet de la vie chrétienne qui consisterait dans le sacrifice de ses biens matériels. En réalité, si nous n'avons pas d'amour, cela ne mène à rien. L'apôtre Paul met devant nous la totalité de ce qui, à vue d'homme, peut faire le tout d'une vie, pour mieux mettre en évidence que sans l'amour, tout cela n'a aucun sens, aucune consistance. Oui, on peut être polyglotte, si on n'a pas une personne avec qui communiquer, cela perd tout son sens. On peut être une encyclopédie sur patte, si on n'a pas une personne à qui rendre le monde un peu plus compréhensible, cela rend tout à fait vain notre savoir et ainsi de suite.